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Anne GarretaAnne

Elle a 45 ans. Originaire du département du Lot où elle a passé sa jeunesse, sa mère était institutrice et son père ouvrier dans une usine. Elle est restée dans le Lot jusqu’à l’obtention de son baccalauréat. Sa vie était ponctuée par ses études, ses amis, et la danse classique puis moderne qu’elle a pratiquée de façon très assidue, intégrant une compagnie de danse.

Après son baccalauréat, elle poursuit ses études à l’université des sciences économiques et sociale  à Toulouse. Travail, sport, randonnée, voyages et sorties résument sa vie étudiante. Elle sera très vite confrontée à l’extrême droite et à la droite extrême très présente dans cette université. La grande bourgeoisie semblait s’y être concentrée (« ratonnade » dans la faculté contre les étrangers, jamais de grèves et des discours de certains professeurs plus qu’engagés dans une vision ultra libérale.). Elle s’est souvent retrouvée seule à suivre les mouvements contestataires et légitimes à ses yeux quand les autres universités leur rendaient visite.

Parallèlement à ses études, elle a travaillé pendant les saisons comme animatrice puis comme directrice dans des centres de vacances.
Puis, elle a été embauchée pour deux mois au Luxembourg à la Banque Paribas au service bourse. Elle a découvert le monde de la finance et s’occupait de la gestion de portefeuilles de clients milliardaires. A la fin de son contrat lorsqu’elle a rencontré « le Fondé de Pouvoir » de cette banque afin de discuter d’une éventuelle embauche, elle lui a tout simplement fait part de son refus de continuer à travailler dans ce milieu parce que, disait-elle : « elle avait peur de leur ressembler ». A partir de là, elle a su ce qu’elle ne voulait pas être. Son expérience étudiante et cette première expérience professionnelle lui a permis de poser, sans qu’elle le sache, les premières pierres de ce que sera son parcours syndical et politique.

Par la suite, elle restera une année dans le Tarn pour monter un centre de vacances avec pour mission une recherche de financement auprès des élus locaux, pour ensuite mettre en place ce centre et en devenir la directrice.

Elle arrive dans l’Aude en 1998. Elle s’installera à Vinassan, puis en 2000, à Coursan.
Elle trouvera rapidement un emploi à la Chambre d’Agriculture de Béziers. Elle a une double mission dans le cadre de son emploi. La première, celle d’être l’animatrice d’une association de salariés agricoles. L’objectif était d’organiser des réunions sur différentes thématiques en lien avec le salariat agricole et d’écrire un journal mensuel destiné à l’ensemble des salariés de l’Hérault. Sa seconde mission a été de s’occuper de l’emploi et de la formation continue des salariés agricoles. Elle ne découvre pas vraiment le milieu agricole, car elle a passé toute sa jeunesse dans la ruralité. Elle découvre le milieu syndical. La situation des nombreux salariés agricoles qu’elle rencontre et sa situation professionnelle lui donne envie de s’engager. Cet engagement lui paraît évident. Elle se syndique et on lui propose rapidement d’être élue prud’homme à Narbonne où elle restera deux mandats et par la suite d’être administratrice de la caisse départementale MSA de l’Aude.
Dans le cadre de son mandat à la Mutualité Sociale Agricole, elle découvre les enjeux qui traversent la protection sociale. Elle découvre également le rôle structurant de l’agriculture dans notre département et dans notre région. Au-delà de la MSA, elle défend fortement le maintien de l’ensemble des services publics en milieu rural car ils sont indispensables pour un territoire « habité et vivant ».

Parallèlement, elle est élue au conseil municipal de Coursan où elle effectuera un mandat. S’impliquer localement lui semblait être une continuité à son combat syndical.

Suite à ses différents mandats syndicaux, elle fait face pendant de longues années, à la discrimination syndicale à la Chambre d’Agriculture. Elle résistera et cela la confortera dans ses combats syndicaux dans le monde agricole.
    
En 2007, son syndicat lui proposera des responsabilités nationales dans la branche agricole.
A ce jour, elle assure toujours ces responsabilités et a eu l’occasion de suivre de nombreuses luttes : des Ex Fralib à Gemenos, à Pilpa à Carcassonne pour le maintien de l’emploi et la défense du potentiel industriel ; luttes des salariés français ou immigrés pour la défense de leurs conditions de travail, ayant la conviction que « unis, nous sommes plus forts » !  et bien d’autres luttes !

En novembre 2015, elle intègre le Conseil Economique Social et Environnemental national (CESE), 3eme chambre de la République à Paris, après l’Assemblée Nationale et le Sénat. Elle siège dans la section  Agriculture, Pêche et Alimentation dont elle a la vice-présidence.

Au-delà de ses engagements, elle se consacre bien évidemment à sa vie familiale et au sport qu’elle continue de pratiquer en faisant de la randonnée et de la course à pied.

Quand on lui propose d’être candidate suppléante PCF-Ensemble-Front de Gauche de Xavier Verdejo dans la 2ème circonscription de l'Aude (Narbonne), elle hésite au vue de ses autres engagements mais finit par accepter. Effectivement, le contexte politique complexe ne lui laisse pas le choix et pour elle, cela nécessite l’engagement de chacun : ouvriers, employés, artisans, commerçants, chômeurs, jeunes et retraités. Elle souhaite agir pour participer, à sa petite mesure, à la construction de perspectives de changements sur des bases progressistes, de classe, solidaires, pacifistes et internationalistes et se refuse d’emboîter le pas de toute politique jusqu’au-boutiste, infantilisante et sectaire.
Tout au long de son riche parcours, sa motivation permanente fut de porter les besoins immédiats de la population et la transformation de la société pour des changements fondamentaux.