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 DECLARATION PCF 2ème CIRCONSCRIPTION APRES LE PREMIER TOUR DES LEGISLATIVES

Comme ils le font habituellement après chaque élection, les communistes de la 2ème circonscription se sont réunis en assemblée générale le lundi 12 juin à l’Atelier Populaire de Narbonne.

           Ils ont commencé à analyser les résultats du scrutin législatif et à échanger sur la nouvelle situation politique qui risque de se traduire par une Assemblée Nationale dont les 90% de ses représentants seront des adeptes ou des godillots d’une politique ultra-libérale.

   Ils ont entamé une réflexion sur les diverses stratégies politiciennes de droite comme de gauche, construites sur le populisme et le « dégagisme » et ils ont défini ensemble une position pour le deuxième tour dans la cohérence de leur politique nationale ( voir ci-dessous)

  «Les sections du Pcf et leurs candidats remercient les électrices et les électeurs qui ont apporté leurs suffrages lors du premier tour de l’élection législative.

  Le résultat est une déception pour les communistes au regard de leur investissement sur le terrain, de leur implication dans les luttes sociales…

  L’abstention témoigne de la crise profonde de notre démocratie représentative et d’un fossé grandissant entre les citoyens et les institutions d’une Vème République qui se révèle plus que jamais comme une « monarchie républicaine ».

  Dans notre circonscription, les forces de gauche, malheureusement divisées, ne
seront pas présentes au second tour.

  Dimanche prochain, deux candidats, deux adversaires de la classe ouvrière et des droits sociaux, sont qualifiés.

  L'un des deux est un ennemi de la République, du vivre ensemble, qui n'a pas
hésité, pendant la campagne électorale, à exclure l'étranger, à propager des idées de
division, de haine, de racisme... Il ne doit pas devenir le représentant d'une circonscription, carrefour de la Méditerranée et de l'Europe. Nous devons continuer d’affaiblir ce parti dans les urnes !

  L’autre, même s’il le cache, est porteur d’une politique libérale, destructrice pour le Code du travail, la protection sociale, les services publics, les droits démocratiques…

  Nous devrons la combattre à l’Assemblée Nationale (les députés communistes et du Front de gauche seront en pointe dans ce combat comme ils l’ont été lors du précédent quinquennat) mais aussi et surtout dans la rue : les communistes, eux, y seront !

  Avec les sections du Parti Communiste de la deuxième circonscription, agissons :

  - le 18 juin, contre Daraud et le FN

  - et à partir du 19 juin, dans la rue, pour s’opposer à la politique de déréglementation, de récession et d’austérité de Macron et de sa majorité. »

 

 Une circonscription

confrontée à un chômage

massif …

 Le taux de chômage du bassin demploi de Narbonne sélevait à 15,1 % au troisième trimestre 2016.

 Le taux le plus fort du département !

(bassin de Carcassonne : 12,4%,
           bassin de Limoux : 12,1 % )

 Plus catastrophique

  que celui du département

                                    de lAude 13,5 %

  que celui de la région

                                    Occitanie 11,7 %

  que celui de la

               France métropolitaine  9,7%

Sur les 33 bassins demploi de la région Occitanie, celui de Narbonne se classe au 6ème rang par limportance de son taux de chômage !

        Sur notre bassin demploi narbonnais, le chômage touche officiellement près de 18 700 personnes

Quant à la seule ville de Narbonne,
son taux atteint les 21 % !

                                                                                 ( source INSEE)

      … et à une précarisation
                  des emplois.        

 Selon une enquête de lINSEE, en 2015 :

  • 54 % des embauches concernaient des emplois à durée limitée de 1 à 6 mois… 
  • 32% des salariés navaient pas de CDI ou travaillaient à temps partiel : parmi ces salariés, 67% étaient des femmes !

Un territoire de bas revenus

A partir des statistiques de 2014, lINSEE notait quen ce qui concerne la ville de Narbonne, le nombre de foyers fiscaux imposables ne représentait que 38,9 % de lensemble des foyers narbonnais, faute de revenus suffisants alors qu il se situait à plus de 50% pour le département de lAude et à 62,7 % au niveau du pays !

Dans une étude précédente, lINSEE avait fait le constat qu1 Narbonnais sur 5 vivait avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté.

De même, après une enquête menée
en 2015, la Caisse Primaire d
Assurance
Maladie ( CPAM) estimait que plus d
un
tiers des Audois renonçait à se soigner
pour des problèmes dentaires ou d
optique
voire pour des actes chirurgicaux

 

     ... pas pour tout le monde !

les services fiscaux, en 2014, en Narbonnais,
164 foyers étaient assujettis à l’impôt sur les
grandes fortunes pour un patrimoine moyen
supérieur à 2 millions 300 mille euros !

 

       Mais,notre circonscription   
        n’est pas condamnée         
     aux difficultés économiques 
             et sociales…
   

Elle a des atouts : humains, géographiques,
structurels (avec le site ferroviaire de Narbonne,
le port de La Nouvelle, le canal
de la Robine , les centres de l‘INRA…), économiques
- qu’ils soient industriels comme la Comurhex ou
Lafarge-, agricoles (notamment une viticulture qui
produit de la qualité) ou touristiques…
Ces atouts
doivent être défendus, renforcés, développés
dans le cadre d’une nouvelle et véritable politique
publique qui se donne les outils et les moyens
notamment financiers pour intervenir, pour
impulser, pour orienter, pour investir… dans
les secteurs et services publics, la transition
énergique, la ré- industrialisation du pays,
la promotion d’une agriculture paysanne,
le développement de l’éducation, de la formation
et de la recherche…

 

                   …pour cela,
              l’argent ne manque pas !

Il se perd aujourd’hui massivement dans la
spéculation.
Il est détourné au profit des
intérêts et des fortunes de quelques-uns.

L’évasion fiscale se chiffre à 80 milliards
par an en France…

Depuis 2013, le CICE, crédit dont bénéficient
essentiellement les grandes entreprises,
sans condition ni contrôle, coûte, chaque année,
20 milliards au budget de l’Etat, sans effet positif
pour l’emploi, la formation ou l’activité économique…

    En 2016, les actionnaires des sociétés ou
    entreprises cotées au CAC 40 ont encaissé
    pour 46,3 milliards de dividendes,
         en augmentation de 13%
    par rapport à l’année précédente !